Vendredi 29 mars : L’ultime marche ?

La marche de ce vendredi 29 mars sera une réponse populaire au chef d’État major Gaid Salah . Les Algériens vont aussi faire la lecture de la constitution et proposer à partir de la rue , l’application du seul article de la loi qu’ils jugent approprié pour le dénouement de la crise . Aujourd’hui , c’est une revue des textes constitutionnels qui sera exposée à sa manière  par le mouvement , déterminé à exercer le plein pouvoir du peuple . La proposition du vice ministre de la défense qui recommande La destitution de Bouteflika suivant l’article 102 trouve une fin de non recevoir par les algériens . Même si certains  à l’instar de quelques partis politiques de l’opposition y voient une sorte de demi-solution . Les protestataires la rejettent et considèrent qu’ elle arrive trop tard et qu’ elle aurait dû être appliquée en 2014.

La rue reste mobilisée et affiche une attitude d’alerte continue tant elle a perdu confiance en ceux qui ont participé d’une manière ou d’une autre à la gestion des affaires du pays . La méfiance et la suspicion vis à vis de ce qui viendrait comme offre de sortie de crise sont affichées par les protestataires de la rue qui ne veulent plus de demi mesures .

Ils doivent partir TOUS !

Ce » tous » implique celui qui a fait la proposition de l’article 102 en l’occurrence le Général Gaid Salah à qui il est reproché d’avoir longtemps cautionné la présidence de Bouteflika et gardé le silence sur les dérives du système .

Devant cette impasse , où le peuple se méfie des pièges et autres diversions à travers des manoeuvres susceptibles de permettre au système de se régénérer par des formules machiavéliques dont le sacrifice de quelques têtes à titre de gages de pseudo bonne volonté , il est difficile de se projeter dans une lecture de dénouement rapide .

La pyramide du pays n’est plus portée par la base populaire dont la révolte est en train de secouer les plus tenaces de ces hommes qui ont longtemps symbolisé l’échec , le mépris et l’arrogance.

Aujourd’hui , ceux qui étaient hier des hommes forts du système en sont réduits à chercher refuge ou à  se ranger du côté du peuple . Quitte à dénoncer leurs frères d’hier .

Attendons la suite !

Karim A

 

 

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