Véhicules de moins de trois ans: Le ministre perdu, entre le gel et l’abandon

Abordant la question de ‘l’importation des véhicules de moins de trois ans , le ministre de l’industrie surprend son monde.

Il annonce que ce  » n’est pas un abandon. Mais plutôt un gel de la mesure ».

Curieusement, il enfonce le clou dans son exposé des motifs et il explique qu’en réalité et par le passé  » toutes les voitures importées étaient gonflées. Et elles étaient loin d’avoir 3 ans d’âge ».

Et d’ajouter , totalement catégorique , on aurait pensé qu’il rendait là les résultats d’une enquête approfondie : » aucun particulier algérien ne pouvait et n’avait importé directement une voiture d’occasion . Ils passaient tous forcément par des réseaux et bandes organisées , aussi bien à Marseille qu’à Toulouse ».

Farhat Ait Ali ne s’arrête pas à ce niveau de la sentence: » Ces réseaux, nous les connaissons et ils nous connaissent  » lance-t-il au cours de cette tournée effectuée ce Mardi dans la wilaya de Tizi ouzou.

Et toujours selon lui,  » En Europe , la voiture de moins de 3 ans ne peut avoir roulé plus de 30.000 kms. Et elle reste chère car au grand max son prix perdra 30% » .

Ce qui laisse indiquer que le prix d’un véhicule  d’occasion reviendra plus cher que le neuf qui sera  » monté en Algérie . D’autant que l’acheteur ira se procurer la devise sur le marché parallele » poursuit Farhat Ait Ali.

Et  » justement nous ne voulons pas encourager le marché informel. Globalement nous ne voyons aucun intérêt économique pour le pays à travers l’importation des véhicules de moins de trois ans » .

Pourtant le ministre prend soin de souligner qu’il s’agit de  » gel » et non d’abandon pour une disposition officiellement inscrite dans la loi de finances.

Farhat Ait Ali s’interdit curieusement de justifier le revirement des pouvoirs publics par l’érosion des réserves de changes et l’inopportunité conjoncturelle . L’explication prendrait alors un sens économique.

ABN

 

 

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