Une gare supprimée: toute une économie éteinte!

Située au carrefour de la route qui mène à Bejaia et étant la seule gare dont une trentaine de villages kabyles dépendent dont la sous préfecture de M’chedallah, la gare D’AHNIF jadis point stratégique, oh combien important pour l’économie de toute une région a été bel et bien supprimée.

Nous  ne sommes ni plus érudits ni moins savants que les colons qui ont en fait un point névralgique pour le transport et des usagers et  surtout pour l’économie des communes avoisinantes car étant producteurs numéro 1 en terme de qualité et de quantité d’huile d’olive réputée dans le monde entier comme étant la meilleure si ce n’est l’une des meilleures , cette région se maintient avec les moyens du bord ( le bricolage).

Outre cette denrée plus que bénéfique que le pétrole au baril, la richesse de toutes ces terres avoisinantes ; une agriculture prospère qui ne demande qu’à desservir les grandes villes.

La suppression de la gare d’Ahnif tant sur le point transport passager que celui de la marchandise a été une erreur fatale. Point convergeant entre les voies arrivant de Constantine, Bejaia, elle ne trouve sa première halte qu’a Bouira : le parcours du combattant tant au niveau de la population qu’au niveau économique (une région kabyle méprisée)

Le pétrole étant une ressource périssable et de plus en plus méprisable les paysans des alentours se sont mis a la plantation d’oliviers et a promouvoir une agriculture intensive : n’est ce pas le but recherché ! Cette gare devrait peu a peu  être remise en fonction car des millions de barils d’huile d’olive devraient trouver embarquement à AHNIF qui sait peut être direction la France, les Etats Unis, le canada. L’on devrait aussi penser a la ressource humaine qui travaille aux alentours pas de gare pour Bouira alors qu’un tracé devrait desservir les gares jusqu’à la wilaya. Alors, pour le tourisme, il suffit de lever les yeux pour admirer le plus haut sommet Du Djurdjura une faune et une flore d’une beauté à couper le souffle.  L’immobilisme a fait son temps, cette région sans pétrole sans industrie a part celle qui consisterait à créer de micro  ou macro  structures agro alimentaires pourrait être le grenier de l’Europe comme le fut la Mitidja avant de devenir un tas de béton !

La réouverture de la gare D’Ahnif peut s’opérer progressivement car des centaines huileries sont entrain de naitre aux alentours, des oliviers plantés a perte de vue , il vaudrait donc mieux remettre en action  un système qui n’a pas été mis a cet endroit par hasard afin de ne pas être pris de cours et répondre a une demande non seulement nationale mais plutôt internationale si l’on est numéro un en terme de qualité nous le serons sur le marché internationale . Ahnif  une politique économique pouvant débloquer  des ressources dont on ne soupçonne même pas l’existence, l’algerie n’attend rien de ses enfants, mais ses enfants attendent beaucoup de l’Algerie. La culture de l’effort et la matière grise sont le paracétamol de ce pays.

                                                                                                                            Rafik Djilali  

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