Un 5 ème mandat devenu sujet tabou : Changement de stratégie au sommet ?

À suivre les partis de l’alliance qui évoluent au gré des orientations de la présidence, les observateurs de la scène politique nationale perdent l’horizon si proche d’avril 2019. Rien ne presse ! Les élections présidentielles peuvent attendre ! Ainsi semble être le nouveau message des décideurs , lu au sortir de leur réunion de ce dimanche par les responsables du RND, FLN, TAJ et du MPA. Désormais , Avril 2019 ne doit plus être évoqué.

On préfère se concentrer sur la ‘stabilité et  la continuité  » tout en veillant à garantir dans l’application les recommandations émises par le chef de l’Etat, dans son message rendu public lors de la récente réunion gouvernement et walis.  Le contenu de la lettre du président qui avait , rappelons le surpris tout le monde par les termes utilisés apparentés à une terminologie guerrière qui dégageait sans détour une attaque directe contre ce qui y sont désignés comme  » aventuristes  » cherchant à nuire aux intérêts du pays .

Entre autres le président dans sa lettre s’en prenait sans fournir de détails à  » cellules dormantes  » qui guetteraient toute opportunité  » à la veille de toute élection décisive  » pour jouer la carte de la déstabilisation. Au lendemain du message du président, beaucoup y ont vu un avertissement aussi direct qu’imprecis , adressé sûrement à des parties qu’il n’est pas aisé designer à partir de sa position de gouverné.

La voie aux supputations s’en est trouvée largement ouverte puisque d’aucuns ont vite fait de faire un lien entre ces mises en gardes du président et les bruits sous entendus qui seraient partis à partir de cercles supérieurs et restreints logés à proximité du centres de décisions. La candidature de Abdelaziz Bouteflika à sa propre succession n’est aucunement à l’ordre du jour .

L’ex patron du FLN Djamel Ould Abbes qui s’érigeait publiquement en promoteur désigné de cette option avait , rappelons le , tempéré ses appels dans cette direction et ce juste quelques jours seulement avant d’être débarqué de son poste .

Le changement de stratégie dicitait ce  » correctif  » et imposait de développer un discours nouveau avec des têtes nouvelles invitées à une mission marketing d’un genre nouveau : Dépasser le débat des élections et forcer la conviction d’un impératif de paix et de continuité qui ne sauraient être garantis que par Abdelaziz Bouteflika.

Ainsi, on brandira des bilans mais surtout sera mise en avant une certaine menace qui pèserait sur la nation dans le cas où Bouteflika ne serait pas reconduit . Comment et par quel moyen ? Nul ne veut pour l’heure l’avouer .

Cela fait partie de cette nouvelle reconfiguration facilitée au demeurant par l’absence manifeste d’une opposition réelle qui semble se soustraire volontiers d’un débat plus que jamais nécessaire.

Abdelkrim Alem

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