Santé du président: Quelle communication adopter?

Ils pensent vraiment être dans les secrets des dieux et se vantent d’avoir réussi la prouesse de défoncer les murs de l’Allemagne sanitaire.

Les apprentis sorciers poussent l’audace dans leur hallucination journalistique  jusqu’à faire la lecture détaillée du bilan médical établi par les médecins Allemands et vont également prendre la température du président de la république ! rien que ça!

 

S’érigeant en experts de l’info à distance et en lecteurs avertis des grandes inconnues de labos, ces voix tentent de dresser un tableau médical du président de la république .

L’entêtement maladif à trouver le scoop derriere les murs de la chambre médicale pousse ces démons de l’info jusqu’à oser des explicatifs détaillés sur l’etat de santé de Tebboune , la nature des examens médicaux qu’il subit et le protocole de soins préconisé par l’equipe medicale .

 

Le fantasme journalistique de ceux qui traquent le virus ne s’arrête pas devant les communiqués officiels de la présidence dont il faut à tout prix ôter toute crédibilité selon la conviction de nos apprentis propagandistes.

Ces malades de l’info , victimes de schizophrenie sont des sujets asymptomatiques livrés , sans traitement à leur propre malaise; Ne jamais se taire même quand on ne sait pas!

 

Entre la propagande de ces energumènes et les communiqués de la présidence , seule l’honnêteté intellectuelle saura faire la part des choses.

Le président de la république est certes malade et les algeriens le savent désormais à titre officiel. Pour une fois et c’est assurément une première . C’est un communiqué de la présidence -avec ses probables imperfections – qui informe l’opinion sur l’etat de santé de Tebboune .

 

Sans faire dans le détail, la communication officielle s’est imposée des limites trop courtes et ce même si elle a produit pas moins de quatre communiqués au contenu plutôt maigre , nourissant plus d’interrogations qu’ils n’apportent de réponses.

Aux algériens donc de déduire librement que leur président est victime de la covid et non d’autres choses comme le suggére la propagande.

L’opinion publique se retrouve face à cet exercice qui la contraint à faire la somme de ces communiqués et de mettre un nom sur la maladie du président Tebboune.

On aurait pu contourner toutes les rumeurs d’autant que la covid est dans l’air planétaire. La transparence que l’on a cherché à instaurer comme nouvelle culture , sans tabous , autour de questions sensibles liées à la santé du président n’a pas été totale. Incomplète et plutôt indécise , elle a offert un terrain propice à la spéculation et à la multitude de scenarios  dans un contexte politique global déjà assez compliqué.

Les choses sont pourtant simples . Un président peut et a le droit de tomber malade. Tebboune ne pouvant faire exception à la règle de la nature , les Algériens  ont eux le droit à une information saine et à une transparence digne de cette Algérie que l’on se promet d’arracher à ces maux d’un lourd passé récent.

ABN

 

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