Rahabi regrette l’omission de « la reconnaissance des crimes » dans le Rapport Stora

Abdelaziz Rahabi a réagi au rapport de l’historien français Benjamin Stora. Un document qui a omis la principale revendication des algériens relative à « la reconnaissance », a regretté l’ancien diplomate

« Le rapport Stora ne prend pas en compte la principale revendication historique des Algériens, à savoir la reconnaissance par la France des crimes commis par le colonialisme brutal », a écrit Rahabi sur sa page facebook.

Il explique que « il ne s’agit pas là, d’une question de repentance, qui est une notion étrangère aux relations entre États, ni d’établir une mémoire commune », car « les (deux) pays étant héritiers de deux mémoires opposées ».

Abdelaziz Rahabi fait ainsi la distinction entre «la reconnaissance » des crimes et l’acte de se repentir qui, à ses yeux, n’existe pas dans les relations entre Etats.

S’agissant des autres questions liées à la mémoire, « il appartient à chaque État d’assumer la responsabilité de son passé », a-t-il estimé, soutenant enfin que « les deux pays doivent créer les conditions nécessaires à construire une relation sereine tournée vers l’avenir ».

Le rapport de Benjamin Stora sur la mémoire a été remis mercredi 20 janvier au président français Emmanuel Macron. Le document préconise la mise en place d’une commission «Mémoire et vérité » qui se penchera sur les actes à mener sur le terrain. Mais, Stora a déjà fait quelques recommandations, excluant de facto l’idée de reconnaissance ou d’excuses.

Aziz. T

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