Le prix de l’Algerianité et la taxe sur l identité: Ouyahia prend le risque

 

La côte de popularité du premier Ministre, Ahmed Ouyahia s’aggrave davantage en confirmant encore une fois sa  propension à privilégier des décisions qui en font des motifs suffisants pour une impopularité record.

Les dernières taxations induites par la loi de finances complémentaire relatives à l’établissement de la carte d’identité biométrique, du passeport et du permis de conduire ont suscité une vague d’indignation auprès de la population.

Sur les réseaux sociaux , le rejet est unanime . Les internautes ont laissé libre cours à leur colère en laissant entendre qu’il ne peuvent souscrire à une telle démarche dictée par le gouvernement pour tenter de rattraper des erreurs de gestion en allant puiser la ressource dans le portefeuille du citoyen.

La toile , devenue par la force des choses un baromètre des plus fiables est riche en messages et renseigne sur le degré de sensibilité des internautes manifestant avec des arguments solidement assis leur indignation face à des mesures jugées  » anti -sociales  » et injustifiées.

Ne tarissant point de démonstratifs , certains apporteront la preuve arithmétique que la carte nationale d’identité Algérienne devient l une des plus chères dans les pays arabes .

Tout comme le passeport dont le tarif prohibitif est largement plus élevé que la plupart des pays étrangers.  Rapportées au niveau du SMIG ( salaire minimum garanti) ces tarifications sont en effet excessives si le comparatif devait être réalisé avec d’autres pays.

C’est d ailleurs sur ce chapitre que le Ministre de l intérieur, Nouredine Bédoui s est risqué pour tenter de convaincre . A l’heure de l’internet et de la fluidité de l’information universelle , un démenti catégorique lui a été promptement apporté par des citoyens bien avisés.

Au delà du coût et de son excès, le message politique émis , consiste surtout dans le refus des Algériens de servir d’alternative , voire d’une voie de secours pour un échec venu d’en haut et dans  lequel ils se déclarent non responsables . Ni plus ni moins. Ce mode opératoire du gouvernement qui implique le citoyen dans un appel de fonds se heurte à cette prise de conscience née au lendemain de la multiplication des scandales liés aux affaires de mauvaise gestion et de détournement à coups de milliards de dollars.

Des scandales portés sur la place publique .sans aboutissement ni aucune forme de sanction.  Il en est de même pour les appréhensions et autres spéculations sur l’usage réel des dépenses et des prétendues réalisations qui ont coûté pas moins de 1000 milliards de dollars sur moins de 20 ans . Aujourd’hui , le citoyen lambda s’interroge et interroge.  Son adhésion à l’effort ne peut être aisément acquise des lors que son quotidien l’interpelle dans sa dure réalité avec en prime des annonces de scandales sans suite.

Ouyahia perd au change en tentant de « vendre » une identité à des  Algériens qui ne se reconnaissent plus dans cette politique . Connu et assumant parfaitement son rôle en tant que promoteur de mesures impopulaires Ahmed Ouyahia s’enfonce dans son exercice de sauvetage d’une économie en quête d’identité. Dans le virtuel , la messe est dite.

A.A

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