La banque d’Algérie exécute l’instruction de Tebboune : Mesures spéciales pour les crédits des entreprises

Nouvelles rassurantes pour les entreprises de production ayant contracté des prêts bancaires et dont l’activité subit l’impact inéluctable de la crise du corona virus .

Une pause s’impose. Gel des exigences sur le recouvrement des créances.

Les établissements bancaires ont été officiellement invités par la banque centrale via une instruction réglementaire à réaménager leur politique de recouvrement des créances au titre des crédits accordés à leur clientèle dont celle versée dans la production se trouve directement impactée par la crise sanitaire.

Les banques sont donc tenues de procéder au report des paiements de tranches de capital des crédits arrivées à échéance  d’une part et de prévoir le rééchelonnement des créances d’autre part.

Concrètement, certaines échéances au titre des intérêts et de capital induites par un crédit bancaire ne sont plus exigées au paiement immédiat.

Ce qui permettra aux entreprises de souffler et de contourner réglementairement ces obligations de remboursement dans un contexte de force majeure.

Pour autant, ajoute la banque d’Algérie, les banques peuvent également poursuivre leur politique de crédit en accordant leur concours financier à cette catégorie de clients qui bénéficient ainsi de ces réaménagements de circonstance . En clair, le report des remboursements ainsi que le rééchelonnement des crédits ne peuvent empêcher la banque à financer ces mêmes entreprises pour d’autres crédits qu’ elles seraient amenées à solliciter .

Dans ce cadre d’ailleurs, la banque d’Algérie a décidé de renforcer les capacités des banques commerciales en leur permettant de disposer d’une plus grande aisance en termes de liquidités.

Le coefficient des réserves obligatoires ayant été ramené à la baisse afin que les établissements de crédit puissent disposer de liquidités suffisantes qui leur permettraient de répondre à la demande de leurs clients.

En gros , ces mesures d’allégement dictées par la baisse d’activité économique sont censées faire baisser la pression sur les entreprises de production.  La banque d’Algérie qui a réadapté sa politique de crédit en instruisant la communauté bancaire répond en définitive aux engagements pris récemment par le président de la république.

Abdelmadjid Tebboune avait annoncé une série de mesures de facilitation et même de compensation pour toutes les entreprises confrontées à la crise sanitaire qui frappe le pays.

ABN

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