Ils ne croient plus aux discours: les jeunes algériens quittent le navire…

Une jeunesse frustrée , le mal-vivre, dans son propre pays…

En Algérie on compte 43,9 millions d’habitants en janvier 2020 ,  plus de 50% moins de 30 ans et 23% la tranche d’âge de 15 à 29 ans de la population totale, l’équivalent de 11,32 millions d’individus ; Un capital si précieux et plus riche que toutes les mines d’Algérie.

Une richesse longtemps ignorée et marginalisée par les anciens systèmes et pendant des décennies ; mais revoilà que la nouvelle Constitution est venue à travers l’article 73 remettre sur les rails les droits de cette tranche de population et lui accorder plus de privilèges dans la vie politique, économique et sociale, en révélant que «l’Etat veille à réunir les moyens institutionnels et matériels à même de développer les capacités de la jeunesse et à encourager son potentiel créatif» et précisant que «l’Etat encourage la jeunesse dans la participation à la vie politique».

On remarque bien la présence de jeunes cadres, ministres et responsables au sein du gouvernement et dans différents postes clés…mais ne jamais oublier que 26,8% des jeunes dont l’âge varie entre 15 et 29 ans sont analphabètes ou ont quitté l’école avant seize ans, ou même avant d’atteindre la quatrième année moyenne d’après l’enquête « Jeunesse SAHWA » .

Cette catégorie des exclus, soit la plus vulnérable dans la société,  est la moins prise en charge par la formation professionnelle, la politique d’emploi et la vie politique…c’est cette catégorie qui est la plus concernée par les phénomènes de suicide, drogue et immigration clandestine « HARRAGA », il suffit d’aller dans un quartier populaire pour se rendre compte à quoi s’occupe cette catégorie de jeunesse qui est entrain de mourir à petit feu.

Pour l’Immigration clandestine le bilan ces dernières semaines est très lourd : 485 personnes sauvées dans les eaux territoriales algériennes entre le 15 et le 19 septembre 2020, et 755 entre le 20 et le 25 septembre courant…Ingénieur, chômeur, Athlète et des familles entières qui prennent le large.

chercher de faux espoirs d’une vie digne au delà de la méditerranée.

Le taux de criminalité grimpe parmi cette jeunesse, pour la moindre dispute …même nos petits « filles et garçons » entreprennent la fuite de cette société et il faut bien s’interroger, poser des questions et mener des enquêtes sur ce qu’il se passe et ce qui est derrière les kidnappings et disparitions d’enfants et adolescents ces derniers temps.

C’est l’Algérie qui se vide de ses richesses ; des enfants, femmes, ont succombé au large, des jeunes qui s’entretuent sous l’effet de la drogue et les psychotropes…des cerveaux qui s’envolent .

Il est temps de réagir et trouver des solutions rapides pour cette catégorie qui n’a point de temps pour les débats politiques si ce n’est qu’elle a essayé de s’accrocher aux espoirs devant naître d’un certain 22 fevrier 2019.

Nadi. K

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