De la Colombie au Maroc: le salut de la frontière Algero-Marocaine

Le choix est vite fait . S’il fallait à tout prix qu’elle rentre autant opter pour celle du Maroc. Entre la douce marocaine et la dure Colombienne, il y a un océan de vagues qui recommande néanmoins-regles de bon voisinage obligent – de choisir le moindre mal .

Des voix s’élèvent un peu partout appelant  à la réouverture des frontières Algero-Marocaines. Fermées depuis 1994 , la vigilance érigée tout autour n’a jamais empêché le business de la drogue et de la contrebande. Bien au contraire, si on devait se fier aux données officielles sur les saisies , il est aisément permis de s’interroger sur la persistance du phénomène en dépit de la haute surveillance .

Les affaires continuent à la faveur d’un gisement fourni aux barons de drogue et autres trafiquants. Difficile de mesurer l’opportunité née de la décision politique de l’époque ayant dicté la fermeture de cette frontière. Les motifs qui l’ont justifiée sont ils toujours d’actualité d’autant qu’entre les deux pays, on enregistre ces derniers temps de précieux signaux de détente politique et de rapprochement.

Signaux qui ont nourri l’espoir de voir la réouverture des frontières comme un aboutissement logique d’une réconciliation réelle entre les dirigeants des deux pays qui ne manquent pas de s’échanger quelques messages d’amitiés en diverses occasions . Le soutien de l’Algérie en faveur de la candidature du Maroc pour l’organisation de la coupe du monde de foot Ball a sensiblement démontré la disponibilité fraternelle pour d’autres aspirations communes.

Serait il d’ailleurs concevable d’envisager une candidature commune pour l’événement footbalistique mondial entre des pays aux frontières fermées ? D’un autre côté, l’argument de l’empoisonnement massif à travers la drogue marocaine introduite en Algérie sera t il toujours aussi solide pour maintenir cette décision vieille de plus de 24 ans?

Sur un autre plan , le touriste algérien soumis aux aléas des visas et de ses restrictions, pourrait trouver une belle alternative à l’ouest. Les flux de notre communauté qui a longtemps jeté son dévolu sur une Tunisie (pas toujours fraternelle) n’en seraient que plus rééquilibrés.

A. A

 

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