Curieuse absence du journal Liberté : pressions, malaise ou censure ?

Le journal Liberté, propriété de Rebrab était absent ce mercredi dans les kiosques.  Hasard du calendrier peut être, cette absence inexpliquée reste pour le moins énigmatique car dans la même journée, deux événements majeurs étaient au rendez vous.

D’abord l’enterrement du Général de corps d’armée , vice ministre de la défense Ahmed Gaid Salah et le procès du patron de Cevital, Issaad Rebrab programmé devant le parquet de Sidi M’hamed d’Alger.

L’édition de liberté pourtant confectionnée et prête à la diffusion comme le laisse entendre le communiqué de ce journal publié sur son site  » n’est pas parue….pour des raisons indépendantes de notre volonté « .

Le communiqué n’en dira pas plus . La voie aux supputations est ouverte avec ce timing qui conforte la thèse d’un profond malaise au sein du journal.

Serait ce la conséquence d’une censure ou d’un sabotage ?

En tout cas le communiqué ne fournit aucun détail .

Il est fort probable que la ligne éditoriale du journal en ces temps de crise politique ne peut être dissociée de cette situation globale que vivent les médias ces derniers mois .

Liberté a-t-il enfreint certaines règles auxquelles il devait être assujeti?

Est-il l’objet de luttes internes dictées de loin par des courants politiques qui y ont trouvé un espace de positionnement ?

Qui a décidé de suspendre la parution du journal ? Ses responsables ? Les journalistes? Ou tout simplement la famille Rebrab qui ne verrait pas d’un bon oeil que les articles pondus soient préjudiciables  au patron du groupe ?

Difficile d’avoir réponse à ces questions.

Le directeur de communication du groupe n’a pas jugé utile de répondre à nos appels.

Issaad Rebrab a pour rappel toujours déclaré que son journal le desservait plus qu’ il ne le servait et ce sur tous les plans.

La composante humaine de liberté notamment celle de la rédaction a connu de profonds changements ces deux dernières années.  Des départs ainsi que l’arrivée de pas moins d’une dizaine de journalistes qui ont donné une autre coloration au journal, souffrant au passage d’une perte de tirage.

À l’instar des autres quotidiens francophones tels El watan, Liberté est boudé par la publicité publique .

En s’absentant des étals aujourd’hui, il s’offre une autre publicité autrement plus énigmatique.

Rendez vous est néanmoins pris demain avec les lecteurs . C’est du moins ce que promet le communiqué.

ABN

 

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