Ahmed Ouyahia : La double peine

Ahmed Ouyahia : La double peine…

Beaucoup d’esprits plus menottés que Ahmed Ouyahia pensent tirer bénéfice de ces terribles scènes d’une décadence dont ils ne peuvent au final être eux mêmes dissociés….

Non ! Cette justice n’a pas été  » jusqu’ au bout »…

Elle n’a pas encore commencé. Pour n’être pas du tout née !

Ouyahia est tombé pieds et poings liés dans son propre jeu. Ce n’est pas la justice qui lui demande des comptes. C’est cette « machine à broyer  » qu’ il a lui même entretenue depuis des années.

L’indépendance de la justice n’a jamais été dans les projets du puissant Ouyahia et de son président Boutef.

La justice était leur outil. Leur robe de manipulation et de répression.

Ouyahia a raté l’occasion, des occasions, d’essayer de bâtir ne serait ce qu’ un petit pilier de cette maison de justice lui préférant la justice maison, à laquelle il se voit livré aujourd’hui.

Il peut objecter sur tous les aspects. Tous les vices de formes.
Il en a le droit. Le seul droit aussi étroit que celui qu’ il a lui même produit .

Il peut tout dire . Sauf crier à l’injustice. Il est face à son miroir de vérité.

Ahmed Ouyahia avait presqu’autant d’amis qu’Abdelaziz Bouteflika.

Ces nouveaux compagnons du prophète Algérien redécouvert à la veille d’un 5 ème mandat.
Ils sont toujours de ce monde. Dans ce pays . Avec les mêmes visages. Prêts à tous les…usages.

Ils feront la bonne bise pour les nouveaux maîtres des lieux . Et ils tireront à boulets rouges sur leur Ouyahia.

Ahmed Ouyahia qui avait tant assumé publiquement , y compris sa disposition à réussir son impopularité, défiant tout le monde depuis sa puissante position de présidentiable, finit ,  » vivant  » dans ce cimetière, sous les feux des caméras aux couleurs aussi douteuses que leurs écrans autrefois complices de l’homme .

Il n’a pas enterré que son frère, le fidèle et fier avocat , emporté par ce malaise cardiaque alors qui’Il se donnait à coeur, défendant beaucoup plus l’honneur de la famille que son ex premier ministre de frère.

Quelles leçons de vie !

En Algérie, les  » petits Ahmed Ouyahia  » il y en a encore . Et il y en aura toujours . Tant que l’Etat de droit reste une fiction applaudie.

K. A

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