Affaire Boudaoui : Le silence honteux de ses coéquipiers en sélection 

Le jeune international algérien de la formation de l’OGC Nice, Hicham Boudaoui fait l’objet depuis mercredi dernier d’attaques acerbes sur les réseaux sociaux à la suite de son déplacement avec son club en terres occupées par Israël dans le but de disputer un match d’Europa League face à l’Hapoël Beer-Sheva (rencontre disputée jeudi soir et Boudaoui a joué la deuxième mi-temps).

Les internautes Algériens pour la majorité, ont sévèrement critiqué l’enfant de Béchar, assurant que celui-ci avait commis l’irréparable en effectuant ce déplacement controversé, sachant qu’aucun joueur algérien, né au pays et disposant du seul passeport algérien n’avait osé le faire auparavant.

Mêmes les politiques n’ont pas épargné Boudaoui, à l’image du président du mouvement El Bina, Abdelkader Bengrina qui a considéré ce voyage comme une « désobéissance à la position historique exprimée par le peuple algérien » ou encore, Abderrezak Makri, président du MSP, qui a qualifié ce déplacement en Israël de « trahison », ne manquant pas de tirer à boulets rouges sur le joueur et sur ceux qui l’ont soutenu.

Et pendant ce temps-là et ce qui demeure surprenant, c’est que presque aucun soutien n’est venu de la part des coéquipiers de l’ancien joueur du Paradou AC, notamment ceux de la sélection nationale.

En effet, mis à part, Azzedine Doukha qui a défendu ouvertement son coéquipier et pris position et aussi Bounedjah et Belaïli qui l’ont soutenu de manière timide, aucun cadre des Verts ne s’est encore manifesté.

Pourtant, il y’a 14 mois de cela, les Mbolhi, Slimani et autres se sont révoltés de manière énergétique contre des journalistes algériens présents en zone mixte au stade Mustapha Tchaker juste après la fin du match amical livré face au RD Congo pour soutenir et défendre Boudaoui sous prétexte que l’un d’eux (Un journaliste) l’avait insulté, ce qui n’était pas du tout vrai.

Raïs Mbolhi, très énervé avait même failli en venir aux mains avec quelques journalistes pour défendre son « petit frère » comme il l’avait déclaré, assurant que quiconque s’attaquait à Boudaoui, celui-ci s’attaquait automatiquement à tout le groupe.

L’on s’interroge désormais sur ce silence intrigant des joueurs de l’EN alors que le frère de Hicham Boudaoui, Kamel a déclaré jeudi aux médias craindre le pire pour son frangin : « Notre famille vit une pression terrible. Hicham doit être soutenu dans ces moments difficiles. Il ne voulait pas se rendre en Israël, mais son club l’a obligé… J’ai peur qu’il craque et se suicide… ».

R. A.

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