À fonds perdus, la « chita » comme mode de gestion: Le droit d’être jeune et en faillite

 

La brosse a changé de camp ! Désormais elle se pratique de haut vers le bas. Les jeunes promoteurs des dispositifs Ansej, Cnac et Angem sont enfin rassurés et lavés de tous soupçons ! L’Etat Algerien version 2019 leur annonce la bonne nouvelle :  » Aucune poursuite judiciaire ne sera engagée contre eux pour défaut de remboursement » .

Le ministre du travail a tenu à faire cette annonce en guise de cadeaux pour les jeunes, à deux mois des élections. Tout le monde a le droit à la faillite. L’Etat au premier chef. « L’erreur de jeunesse » qui peut se chiffrer en milliards suscite l’indulgence politique de dirigeants bien inspirés puisqu’ en matière de faillite, ils en connaissent un solide morceau pour en avoir été souvent acteurs .

Cette compréhension qui émane d’un esprit de réciprocité n’est donc pas surprenante. Dans un pays où des milliards de dinars ont été injectés, sans résultats dans des entreprises en déficit chronique, il n’est pas étonnant de voir la tendance s’élargir quelque peu pour faire profiter la jeunesse d’une faillite pleine et surtout réussie. Le génie des pouvoirs publics est à saluer dans cette oeuvre d’effacement des dettes et d’abandon de poursuites . Ils ont transformé la faillite, l’échec en un bénéfice qui procure la paix et le bonheur. Faillite « positive  » , le temps d’une élection .

Karim A

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