Rentrée scolaire : Le premier ministre, le wali d’Oran et l’enseignante

Une rentrée scolaire exceptionnelle sur tous les plans, de l’Est à l’Ouest en passant par le sud ,l’écart est très grand.

L’école primaire, Abderrahmane El Akhdari, du chef-lieu de wilaya de Batna a été choisie afin que  le Premier ministre, Abdelaziz Djerad donne  ce mercredi le coup d’envoi de la rentrée scolaire 2020-2021.

Le Premier ministre a reçu, à l’occasion, des explications détaillées sur la rentrée scolaire à Batna, où l’administration du secteur a pris toutes les dispositions pour assurer un retour aux classes « sécurisé sur le plan sanitaire ».

M. Djerad a insisté sur l’impératif de respecter les mesures de prévention contre le coronavirus, appelant les parents d’élèves à « soutenir et appuyer les staffs pédagogiques et administratifs pour préserver la santé des élèves ».

Le directeur local de l’éducation, Djamel Belkadi, a souligné qu’à l’école Abderrahmane El Akhdari, le Premier ministre a procédé au lancement de l’expérience « du livre numérique ».

Par contre à 800 km de là, à  Oran, la capitale de l’Ouest et lors d’une visite du wali Messaoud Djari ce matin à l’école Benzerdjeb, le premier responsable de la wilaya se heurte à la vérité maquillée à chaque événement par les autorités, une vérité dévoilée par une professeure de l’école qui a mis à nu l’etat catastrophique des lieux et les conditions difficiles dans lesquelles s’est déroulée la rentrée scolaire .

L’enseignante voulant décrire un état des lieux lamentable s’est vue malmenée  par  un Wali qui tourne le dos à ses responsabilités.

La toile s’est d’ailleurs enflammée face à ce que les internautes ont qualifié de  » comportement indigne d’un haut responsable de wilaya ».

Le wali n’a pas apprécié que ‘l’enseignante dise les vérités sur la vétusté des tables scolaires remontant selon elle à l’ère coloniale. Elle ajoute que l’école ne dispose ni d’eau ni de moyens d’hygiene, et ce sont les professeurs eux mêmes qui ont tout accompli jusqu’à tard dans la nuit afin de nettoyer les lieux et les désinfecter surtout,   à la veille de cette rentrée.

Le wali se met en colère. Non point cintre la situation mais plutôt contre l’honnêteté de la bonne dame.

Au sud et Béchar exactement, des parents d’élèves protestent devant une école primaire et refusent de faire rentrer leurs enfants ; «nos écoles ne sont pas nettoyées, aucun protocole sanitaire n’est appliqué. »

De Batna à Oran… la réalité amère.

Nadi. K

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