Rebrab reste en prison…

Incarcéré depuis pratiquement 4 mois , Issad Rebrab , le patron du groupe privé  numéro 1 en Algérie  qui a été auditionné ce matin par le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed est finalement  retourné à la prison d’El Harrach.

Soupçonné de surfacturation à l’importation d’un équipement que les douanes ont estimé usagé et par conséquent tombant sous le coup de soupçons de  transferts illicites de devises , Issad Rebrab a été interrogé notamment sur ce dossier compliqué connu sous le nom d’une de ses filiales naissantes, la société Evcon qui se prédestinait à révolutionner le traitement des eaux dans le monde , selon ce que s’evertuait à expliquer ses promoteurs.

En effet, Evcon a été présentée comme société ayant acquis une technologie unique et qui devait produire l’eau la plus pure au monde.

Le processus et les équipements censés produire les outils de cette prouesse jamais atteinte, toujours selon les responsables de Evcon allaient donc prendre localisation en Algérie .

La justice aujourd’hui est en train d’instruire cet épineux dossier né à la base d’une plainte des douanes algériennes face à un équipement spécifique que Cevital présente comme unique au monde et donc non assimilable à d’autres machines afin de pouvoir être classé dans les chapitres d’interprétation douanière.

Le conflit porte sur la valeur jugée surélevée et sur l’etat de la machine que les douanes ont estimée usagée. Ce que la loi interdit formellement d’autant que cette importation est assortie d’avantages de l’ANDI qui ne sont applicables que pour les équipements exclusivement neufs.

Soupçonné  de détournement d’avantages fiscaux et douaniers ainsi que de transferts illicites de devises, Rebrab n’a eu de cesse de réclamer une contre expertise afin de démontrer la légalité de son importation.

Au final et après l’audience de ce matin, le juge d’instruction l’a renvoyé à la prison d’El Harrach.

ABN

 

 

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