Meeting de Benflis à Bouira: Graves dérapages

Graves dérapages à Bouira : La tenue du meeting de Benflis provoque des émeutes .
Une quarantaine de blessés et des arrestations.

Pour la première fois depuis le début du hirak,la ville de Bouira enregistre un grave dérapage.
La contestation pacifique a tourné aux émeutes .

Mercredi 27 Novembre , le candidat aux élections présidentielles programme un meeting au niveau de la maison de la culture Ali Zaamoum.

Dès le matin, des jeunes et moins jeunes se sont ressemblés pour dénoncer la venue de Benflis.

Le quartier fut quadrillé par les services anti émeutes.

Vers dix heures, plus de 6 personnes arrêtées. La foule grandissait de plus en plus et la protestation était toujours pacifique. C’est vers 15h30 alors  que les policiers avaient tenté de repousser la foule plus loin du cordon de sécurité que les esprits  se chauffent .

L’utilisation des matraques avait provoqué la colère des hirakistes qui scandaient des slogans hostiles aux élections.

Les forces anti émeutes ont tenté le forcing ce qui déclenche une avalanche de jets de pierres.

Malgré l’appel au calme des sages, rien n’y fit.

Des jets de pierres de part et d’autres avaient provoqué pas moins de 13 blessés dans les rangs des hirakistes et 10 du côté forces de l’ordre.

L’annonce de l’annulation du meeting vers 16h par certaines chaînes de télévision avait calmé quelques peu les esprits.

Vers 16h30 , l’info du maintien du meeting et l’arrivée imminente de Benflis avait enflammé la foule.

C’est la marrée humaine qui s’est déversée des communes avoisinantes Ils étaient plus de 10000 personnes.

La riposte des forces anti émeutes ne s’est pas fait attendre. Utilisation des gaz lacrymogènes, échanges de jets de pierres.

C’est le chaos. La fumée suffocante des gaz lacrymogènes a provoqué des asphyxies dans les rangs des manifestants et même à l’intérieur des maisons.

Un grand élan de solidarité s’est déclaré en offrant du vinaigre pour se protéger .

Pas moins de 40 blessés dans les rangs des manifestants dont certains jugés graves et transférés vers Alger et Tizi Ouzou.

les émeutes n’ont pas empêché Ali Benflis de  maintenir son meeting.

Abdellah DEBBACHE

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