Malgré les initiatives de Tebboune: le Hirak exerce ses droits

Le mouvement populaire a la peau dure . Et le souffle long . Beaucoup ont parié sur son essoufflement notamment après les dernières initiatives de détente prises par le président de la république.

Libération de détenus du hirak, ouverture des consultations entreprises par Tebboune avec certaines personnalités et installation de la commission chargée de réformer la constitution sous un cachet démocratique.

Pas suffisant , répondent les manifestants qui en appellent à la libération de l’ensemble des détenus, notamment les Karim Tabbou, Boumala etc…tout en rejetant cette forme de consultations qui à leurs yeux ne concerne que les vieux ” ayant déjà servi le système ” .

Les mesures d’apaisement et les efforts de rapprochement signés par le pouvoir ne semblent pas séduire la rue . Pour certains, ces décisions sont surtout interprétées comme une tentative de faire diversion et de division des rangs .

La méfiance est toujours de rigueur par rapport à toutes les offres venues d’en haut, laisse entendre la foule qui persiste à croire que seule la mobilisation populaire permettra d’amener les autorités à engager le vrai dialogue pour une réelle démocratisation du pays .

Il reste encore des détenus d’opinion en prison , crient les manifestants .

Ils n’étaient peut être pas plus nombreux que la semaine passée, mais ils ont encore fait vibrer les principales artères de la capitale.

Les manifestants continuent de porter leurs revendications en ce 48 ème vendredi . Ils ont marché aussi bien à Alger , Tizi ouzou, Bouira, Annaba, Bordj bou arreridj, Bejaia, Mostaganem, Biskra, Jijel, Constantine ainsi que dans d’autres villes, en dépit des mesures prises par les pouvoirs publics afin de dissuader les protestataires.

ABN

Lire aussi