Le quotidien Liberté sévèrement rappelé à l’ordre

Rien ne va plus dans le dossier sensible de la communication autour de la pandémie de la covid 19 .

Pour avoir fait un dossier à plusieurs articles sur la pandémie avec un gros titre à la une, le journal liberté ” écope ” d’une sévère mise au point sous forme d’avertissement au ton très virulent émanant du ministère de la communication.

Le département de Belhimer interpelle la nouvelle équipe dirigeante du quotidien liberté dans un communiqué aussi long que détaillé. Une foule de griefs et de manquements professionnels est relevée par le ministère de la communication qui dénonce le caractère alarmiste des contenus des articles et le peu de considération accordé par le journal à un sujet aussi sensible que celui de la pandémie.

Liberté avait fait un travail où il pensait dénoncer les lacunes, avançant des chiffres et des statistiques sur les cas de contamination et de décès qui sont loin de correspondre à la donne officielle. C’est du moins ce que dénonce le communiqué qui rappelle l’absence de vérification de ces infos et en jettant le doute sur leurs sources.

Le communiqué décortique pièce par pièce les articles du journal et les confronte à la réalité de l’heure.

À la une du journal, le titre ” Aveu d’echec ” passe mal aux yeux du ministère de la com. Il est jugé alarmiste .

Y’a-t-il en effet un quelconque aveu de la part des autorités en matière de gestion de la crise sanitaire ?

Liberté a-t-il eu droit à un quelconque scoop le laissant affirmer que l’échec aurait été avoué ?

C’est du moins en gros, contre ces affirmations bâties autour d’une analyse journalistique aux chiffres polémiques que le ministère réagit avec colère . Ce dernier rappelle d’ailleurs les orientations fermes et réitérées du président de la république qui avait appelé vivement tous les algériens à s’interdire tout alarmisme et autre interprétation à même de provoquer la panique au sein de la population et ce en rapport avec la pandémie.

Au final, le ministère semble rappeler la ligne tant défendue, celle qui associe liberté d’expression et responsabilité.

Et de rappeler surtout que le journal liberté pourrait tomber sous le coup de la loi dans ce contexte d’urgence sanitaire qui prime sur toute autre considération.

ABN

 

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