La condamnation de Khaled Drareni: Journalisme, métier à hauts risques

Terrible foudre dans le paysage de cette liberté d’expression qui se cherche encore un rayonnement à la veille de ” la nouvelle Algérie” en gestation.

Les journalistes ont peur.

Ils s’inquiètent. Leur métier ne pouvant s’exercer dans un climat de frayeur judiciaire où le moindre incident conduit droit son auteur devant les tribunaux.

La liberté d’expression, le droit du citoyen à l’information , deux piliers non négociables des espaces de la démocratie viennent d’être secoués par l’affaire de khaled Drareni.

Des acquis chèrement payés par les professionnels des medias .

Jamais , la presse n’aura eu  ce sentiment de vulnerabilité, elle qui a traversé aussi bien l’ere de l’injustice générale et de l’etouffement que les balles assassines du terrorisme.

Au delà des dégâts causés par le verdict contre Drareni, le journaliste, sur l’image du pays, sur la nature de cet avenir réservé à la liberté d’expression à la veille d’une révision constitutionnelle, se pose la cruelle question sur ces lendemains incertains qui se profilent déjà dans le secteur des medias.

Difficile de comprendre qu’un journaliste soit condamné en raison de son métier.

Inconcevable de voir des journalistes devant les juges juste pour avoir fait leur travail. Et en plus du cas Drareni, il y a d’autres journalistes- que la solidarité n’a pas trop mis en valeur- qui croupissent en prison.

Faut il saisir un quelconque message livré par ce verdict à destination de la presse? Est-ce un avertissement ?

En tous cas, cette décision de la cour d’appel vient de condamner tous les journalistes jaloux de leur liberté. Et tous ceux qui croient encore en la liberté ‘d’expression.

K. A

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