Grève des Magistrats : Zeghmati ne recule pas

Grogne dans le corps de la magistrature :
Zeghmati veut t-il gagner du temps ou diviser les rangs?

Alors que la grève illimitée déclenchée par le syndicat nationale de la magistrature, soutenue par le conseil supérieur de la magistrature a paralysé le secteur de la justice, Zeghmati innove et tente le fait accompli.

En ouvrant la porte à une alternative suggérée par l’introduction des voies de recours pour tout magistrat qui s’estimerait lésé.
Toutefois le recours n’interviendrait qu’ après avoir rejoint la nouvelle affectation.

le ministre de la justice tente encore un coup de force qui ne dit pas son nom, après l’échec de la rencontre avec le syndicat national de la magistrature tenue mercredi.

Jeudi 31 octobre, il transmet une note aux présidents de cours de justice et procureurs généraux, au sujet des éventuels recours relatifs au dernier mouvement.

Il leur indique les directives et fixe les conditions à suivre pour le dépôt du recours qui doit être effectué au niveau des juridictions d’affectation «Il vous est demandé d’informer mesdames et messieurs les magistrats concernés par le mouvement annuel décidé par le Conseil supérieur de la magistrature lors de sa première session de l’année 2019 le 24 octobre, et désireux de contester la décision prise à leur encontre par le Conseil supérieur de la magistrature, d’introduire leurs recours au niveau des juridictions d’affectation ».

Tout en précisant que le recours doit être accompagné d’un PV d’installation signé par la juridiction d’affectation.

Le recours « sera étudié lors de la 2eme session du conseil supérieur de la magistrature prévue fin du mois de novembre.

Pour certains magistrats, la note n’est autre qu’une fuite en avant et le ministre cherche à gagner du temps et à disperser les rangs des magistrats mécontents.

L’autre objectif non avoué dans la démarche proposée par le ministre à travers cette possibilité de recours pourrait être également inspiré par la recherche d’une certaine décantation dans les rangs des Magistrats.

Le recours est aussi perçu comme un filtre en ce sens où il ne pourrait être introduit par ceux parmi les magistrats dont la réputation n’est pas toujours irréprochable. On verrait mal un juge au parcours douteux oser s’afficher pour essayer de faire valoir ses droits à un recours .

Abdellah DEBBACHE

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