EL FASSAD VU DE FRANCE

Lorsqu’on s’adressait a nos anciens, on nous disait que le piston, la corruption, ce sont les français qui nous les ont enseignés, car nous nous étions des personnes pieuses et que c’est le colonisateur qui nous a inculqué tous les vices et les méandres de l’esprit. Nous nous bercions d’illusions et de bonnes manières, car notre passé s’est quand même chargé de plaider en notre faveur pour faire de nous les premiers pirates, qui à partir la baie d’Alger s’en allaient au large de la méditerranée  dépouiller d’éventuelles embarcations navires et bateaux ; nous sommes donc les précurseurs du piratage au sens propre du terme.

Le prophète SAW  disait «  kountoum kheir oumatine oukhridjat li nass » vous étiez donc la meilleure d’entres toutes les nations, vous préconisiez le bien et interdisiez la malfaisance sous toutes ses formes.  Soit, cela commence par se prémunir de toutes les velléités, les tentations, et surtout chemin faisant et expérience accompagnant, se prémunir des pratiques s’agissant de simples larcins, ou même de détournements de fonds colossaux.

 Une lutte contre ce fléau s’étant soit disant engagée sous des directives ostensiblement ostensibles  qui finirent par faire pschitt ;  la faiblesse des institutions  et de la justice talon d’Achille  de notre Algérie, ont fini par avoir raison de ce pays aux ressources infinies.

  Des millions de dollars se sont donc volatilisés comme par enchantement, ce qui a engendré une continuité telle une fonction mathématique continue car l’exemple vient des cimes, de ceux justement qui élaborent des lois à leur convenance, qui favorisent disons- le, très clairement les délinquants a cols blancs d’où découle cette équation complètement bancale concernant les peines de prison encourues.

 A titre d’exemple un voleur de portable encourt la même peine de prison qu’un responsable qui a détourné 2 milliards de dinars !

Il n’est certes pas facile  de protéger l’économie nationale de ces fabuleux calculateurs et encore moins de ceux qui élaborent les lois dont les compétences et la bonne foi seraient sérieusement mis en doute.

On apprend de ses ainés, et si ceux-ci sont des voyous on le devient bon gré  malgré, s’ensuit alors un phénomène boule de neige qui prend son élan du sommet, (ministres et ministrables)

 et finit sa course à la base (prolétariat).

Celui dont les moyens sont limités et qui malheureusement n’a pu tirer son épingle de ce jeu juteux qui compte l’Algérie parmi les pays ou il y’a le plus de milliardaires, se contente juste de balayer devant sa porte pour encombrer celle de son voisin (histoire de s’en prendre à quelqu’un). Le fameux « et moi ma part » est de rigueur et entre en vigueur.

Tout cela pour dire qu’une antithèse de patriotisme aux longs tentacules s’est installée pour  signer un contrat à durée indéterminé. Un égoïsme qui engendre des mentalités sur lesquelles un travail en profondeur est a envisager, il engendre  aussi tous les maux que la société algérienne est entrain de subir : cela va de menus larcins en passant par de graves carences concernant la propreté et l’hygiène pour finir par le détournement de devises investies à l’étranger au détriment de l’économie nationale en France particulier et en Europe en général.

 Un kassamen au gout amer qui ne fait plus effet et qui n’engage que celui qui veut bien y croire.

                                                                                                                                           RD

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