Décès du chanteur Mohand Akli Belkhir: Triste fin pour l’artiste oublié

BELKHIR Mohand Akli nous quitte…

Il était parmi les chanteurs kabyles ayant émergé en 1970.

Il a été conduit aujourd’hui samedi 11 juillet à sa dernière demeure dans son village natal Issaradjen commune de Boudjima wilaya de Tizi Ouzou.

Belkhir Mohand Akli , un chanteur kabyle, qui a consacré sa vie à la culture et chants berbères.

Rencontré le 25 mai 2020, malgré sa maladie d’Alzheimer, Mohand Akli se rappelle des paroles de son répertoire.

Comme tous les artistes de cette époque, il façonna sa guitare avec une boite métallique et des files de canne à pêche. Dès son jeune âge, il aimait écouter la musique et fredonner les chansons de ses ainés tels Slimane Azem, chikh Nouredine, El Hasnaoui, Dahman El Harrachi, qu’il côtoya durant son exil forcé en France.

En 1969, il compose sa première chanson tsum-in-t ntfetusin, en hommage à sa mère.

Il raconte à travers cette chanson, le quotidien de la femme kabyle tel le métier à tisser, la poterie, le ramassage des olives.

Ses œuvres de près de 200 chansons, sont inspirées du vécu,  du quotidien et la nature.

Une année après, il devient une grande star. Par manque de moyens, il s’installe en France pendant 5ans, période où il enregistre ses grands tubes.

Ironie du sort, il revient au bercail. Il fut victime d’un AVC.

Sa santé s’est dégradée, il est recruté en 1990 comme gardien à la commune.

Depuis, il sombre dans la précarité. Après sa retraite, c’est la chute aux enfers. Il finit ses derniers jours dans la pauvreté. Il eu même droit à des aides sociales comme le couffin du ramadhan .

Il s’est éteint à l’âge de 69 ans. Sa dernière photo publiée ici le montre ( sur la gauche ) en compagnie de notre journaliste, a été prise vers la fin du mois de Mai dernier.

La vie d’artiste est comme une bougie qui illumine celle des autres, alors que lui, vit dans les ténèbres.

Abdellah DEBBACHE

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