Conflit libyen et dividendes Algeriens.

 

La venue avant hier de Fayz Al Sarraj en Algérie coïncidant avec celle du MAE turc renseigne au vu du timing, sur le mobile de ces deux visites donc sur l’appel au soutien de l’Algérie et son implication dans le conflit libyen.

C’est sous couvert des relations économiques qu’entretiennent la Turquie et l’Algérie que cet appel à l’aide vient ( veut) mettre dos au mur l’Algérie. Or, la position de l’Algérie quant  au principe de non ingérence est sans équivoque. Al Sarraj a fait une erreur en signant en novembre dernier, avec la Turquie, les deux accords dont celui de l’aide militaire ; et la Turquie aujourd’hui acculée, s’est empressée à entamer le déploiement de ses troupes en Libye.

La réunion  du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Libye et les mises en garde de Guteres et d’autres Etats contre toute ingérence et autre intervention militaire en Libye est un jocker pour l’Algérie, conviée à la conférence de Berlin à laquelle elle ne devait pas, initialement prendre part ( l’Allemagne qui s’est, il y a quelques années opposée a l’intervention de l’OTAN en .

 La diplomatie algérienne reprend ses droits et la place qui lui sied. D’autre part, la remise en question de l’accord de Skhirat qui a permis la création du GNA est une autre pierre d’achoppement pour la Turquie comme pour Al Sarraj qui vient s’ajouter à l’annulation par le parlement libyen des deux accords sus cités.

Conclusion : Haftar soutenu par les Russes ( et non pas par les mercenaires russes comme prétendu) reste indéniablement l’homme fort de la Libye.

Il a la main mise sur les 3/4 de la Libye, sur les champs pétroliers,… et maintenant, il tire profit, d’une manière indirecte, du “soutien” de tous les pays qui se positionnent contre l’intervention militaire turque.

L’essentiel, c’est que la crise libyenne reste une question libyenne et qu’elle ne nous éclabousse pas. Parce-que la guerre par procuration contre Haftar ne sert que les poches turques and co.

À toute chose , malheur est bon , cet imbroglio peut permettre à L’Algérie de gagner des dollars – le prix du pétrole grimpe – et renflouer les  caisses vides en attendant que Tebboune récupère  l’argent de la fameuse “bande”.

N.L

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