Belkacem Zeghmati : il pourrait créer la surprise au sommet de l’Etat.

Sa réputation d’homme intégre et respectable fait presque l’unanimité dans le domaine qui a toujours été le sien, la justice en l’occurence où il a réussi à susciter le respect autour de sa personne.  En tant que magistrat et fonctionnaire sérieux.

Belkacem Zeghmati est il finalement destiné à la plus haute mission du pays , celle qui ferait de lui un probable candidat ” choisi” à la presidentielle annoncée, lui qui revient de très loin , après avoir connu les affres de l’isolement et de l’humiliation infligées à sa bonne conduite sous le règne de Bouteflika ?

Tous les éléments de lecture de la situation actuelle favorisent le  ministre de la justice dont le parcours et les sorties tranchantes recueillent un crédit indiscutable au profit d’un destin autrement plus important qui l’attendrait .

L’homme ne traîne aucune casserole et se révèle libre de toute attache partisane , réussissant à se voir propulser à la faveur du hirak  aux premiers rangs d’un front délicat et des plus sensibles: la lutte contre la corruption dont les auteurs ne sont autres que les plus hautes personnalités de tout un système.

Sur un autre plan, son profil répond parfaitement au ” cahier de charges ” imposé par la revolte populaire : ne pas avoir fait partie du système Bouteflika. Or , Zeghmati a été non seulement une victime de l’ancienne équipe dirigeante mais en plus on ne lui connait aucune proximité avec les partis politiques honnis par la population.  Ni FLN et ni RND , le ministre de la justice semble libre de ses opinions politiques.

Il a la confiance des militaires en ces moments de crise et , de l’autre côté il jouit du respect de larges couches de la population.  Il pourrait faire office de point de convergence et homme de consenus à l’heure où la visibilité semblait perdue.

Arraché de ce long isolement, il revient procureur général de la cour d’Alger avant d’être investi ministre de la justice et gagner ainsi en “apprentissage ” politique dans une équipe gouvernementale , loin d’être acceptée par le mouvement populaire.

On remarquera que Belkacem Zeghmati a toujours été épargné par les critiques des plus endurcis du mouvement et même les opposants farouches au pouvoir actuel ne trouvent rien à redire sur cet homme.

Les plus avertis estiment peut être que la présence de Zeghmati au sein de l’exécutif actuel est une tentative du pouvoir de trouver caution à sa démarche et reprochent au ministre de la justice d’accepter cette mission alors que l’heure n’est pas encore à d’indépendance des magistrats.

Quoi qu’ il en soit, sur la toile , souvent utilisée comme source d’analyse et de mesure par les décideurs actuels, Zoghmati parvient à convaincre.  Il gagne en popularité et suscite le respect au bout de quelques discours aussi courts que déterminants  prononcés face aux caméras.

Ce qui a fait dire à certains qu’il était temps de trouver des hommes de cette honnêteté pour réhabiliter la confiance perdue.

Zeghmati dans ses sorties a toujours pris soin de mentionner la portée de son action qu’ il inscrit , dit il, en droite ligne des revendications populaires et de l’impératif de répondre aux attentes des citoyens.

Parfaitement bilingue, on dit de lui qu’ il est très porté sur la chose culturelle également.

Il a fait bouger l’institution judiciaire, opéré de profonds changements et redéployé la ressource humaine au gré des nouvelles missions et ce ,en un laps de temps très court.

Serait il finalement le jocker du système actuel?

Futur premier ministre qui remplacerait Bedoui ou futur candidat à la présidentielle ?

En tous cas , les éléments politiques actuels plaident en faveur de sa présence aux côtés des deux autres noms qui circulent: Benflis et Tebboune.

Au regard des événements et des parcours objectifs des uns et des autres, Zoghmati se détache du lot et pourrait se voir à la tête d’un autre niveau de magistrature et de conduite des affaires du pays.

À moins que le hirak ne décide de peser autrement. ..

ABN

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