Au lendemain des explosions de Beyrouth: Importateurs et Douanes face à leurs responsabilités

Début des années 2000 une vaste operation d’identification des milliers de containers abandonnés par leurs proprietaires , souvent anonymes , avait été décidée.

Une commission de travail constituée entre autres par les douanes et la direction du port d’alger devait proceder à cette gigantesque tâche dont on ne connaitra jamais les résultats.

Il est vrai que la traçabilité des marchandises et la double identification aussi bien du contenu des containers que celle de l’importateur demeurait problématique.

 

Les barons de l’importation procedeaient souvent sous prête noms ou avec de faux registres de commerce.

Les containers renferment souvent des produits faussement declarés , des marchandises prohibées .

L’indélicat importateur ne manifeste aucun empressement à faire sortir sa marchandise. Quitte à prendre le risque de dépasser les délais reglementaires de séjour .

Aujourd’hui encore , selon beaucoup de professionnels , il demeure quasiment difficile de connaitre les contenus de ces boites avec fiabilité.

Et cela, le ministre des transports Lazhar Hani qui a fait une visite ce samedi au port d’alger ne peut l’ignorer.

Il a certes evacué tout risque quant au syndrome des explosions de Beyrouth déclarant que les ports algeriens ne stockaient pas de produits dangereux .

Cependant , plus que jamais la responsabilité des importateurs ainsi que la vigilance des douanes est engagée contre le phenoméne de la fausse déclaration en ces temps d’incertitude.

Il ne s’agit plus de préoccupation uniquement économique. Désormais le drame de Beyrouth interpelle vivement sur une question exclusivement sécuritaire.

ABN

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